Fart de ski : types, température et application

Quel fart pour quelle température ? Identifier le type de neige, farter et brosser correctement — expliqué simplement, avec les sources.

Savoir fartage

Matériel, technique et application — du choix du fart au protocole de brossage.

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Les sujets en détail

Les bases du fartage

Pourquoi farter ses skis ?

Le fart réduit le frottement et protège la semelle.

Les semelles de ski sont en UHMWPE (Ultra High Molecular Weight Polyethylene) — un plastique dur et poreux. Sans fart, la surface s'oxyde et devient rugueuse. Le ski ralentit.

Le fart comble les micropores de la semelle et forme un film mince qui optimise le film d'eau entre le ski et la neige. Trop d'eau (neige mouillée) freine par effet de succion capillaire, trop peu d'eau (neige froide et sèche) augmente le frottement sec.

Un fartage régulier protège la semelle contre l'oxydation, les rayons UV et l'abrasion mécanique causée par les cristaux de neige agressifs. Un ski bien farté ne glisse pas seulement mieux — il dure aussi plus longtemps.

Types de fart : base, compétition, finish

Trois couches pour une performance maximale.

Fart de base (Base Wax) : Fart souple et pénétrant qui s'infiltre profondément dans la semelle. Il forme la base et protège contre l'oxydation. Appliqué en premier.

Fart de compétition (Race Wax) : Fart plus dur, spécifique à une plage de température. Appliqué par-dessus le fart de base, il détermine les propriétés de glisse dans les conditions actuelles.

Finish (Topcoat) : Surcouche liquide ou en poudre appliquée en dernier. Particulièrement efficace en conditions humides (effet hydrophobe). En compétition, recommandé dès que la neige est mouillée (sur neige humide uniquement si l'humidité de l'air est élevée, sur neige artificielle toujours comme couche protectrice) ; souvent superflu en conditions froides et sèches. En compétition, une poudre de course repassée (étape P) peut en outre se placer entre le fart de course et le finish ; le finish reste alors la couche supérieure.

Pour aller plus loin : Fart de base vs. fart de course

Le système de couleurs : jaune, rouge, bleu

Les couleurs codent les plages de température.

Beaucoup de fabricants utilisent un système de couleurs similaire : Jaune pour les conditions chaudes (0 à -6°C), Rouge pour les conditions moyennes (-4 à -12°C) et Bleu pour les conditions froides (-8 à -20°C). Le vert désigne le froid extrême. Attention aux exceptions : Rex attribue le bleu à la plage moyenne (vert = froid), et Toko comme HWK nomment en partie leurs gammes Warm/Mid/Cold.

Les plages se chevauchent volontairement — dans la zone de transition, on peut tester les deux couleurs. En cas de doute, la variante plus froide (plus dure) est généralement le choix le plus sûr : un fart trop mou est pénétré par les cristaux de neige, freine, s'use et se salit vite — un fart trop dur ne glisse que très marginalement moins bien.

Pour aller plus loin : Quel fart à quelle température

Interdiction du fluor : ce qui a changé depuis 2023/24

Tous les farts FIS sont désormais sans fluor.

Depuis la saison 2023/24, tous les farts contenant du fluor sont interdits en compétition FIS. Raison : préoccupations environnementales et sanitaires (PFAS). La FIS contrôle avec des appareils portables sur la semelle — en cas de test positif : disqualification.

Les fabricants se sont adaptés : Holmenkol Syntec FF, Swix HS/Pure, HWK HX, Toko HP/Jet et Rex NF/NFX sont les gammes de compétition sans fluor actuelles. Grâce à de nouveaux additifs, les performances sont comparables, mais l'application a partiellement changé (températures de fer différentes, temps de refroidissement plus longs).

Pour aller plus loin : L’interdiction du fluor

La physique derrière

Les 5 mécanismes de frottement

Labourage, adhésion, lubrification, succion capillaire, contamination.

Le frottement de glisse entre le ski et la neige est complexe. Cinq mécanismes agissent simultanément :

1. Labourage : Le ski pousse les grains de neige (domine sur neige molle).
2. Adhésion : Attraction moléculaire entre la semelle et la glace (domine par temps froid).
3. Lubrification hydrodynamique : Le film d'eau réduit le contact (optimal vers ~-3°C).
4. Succion capillaire : L'eau "aspire" le ski (domine sur neige mouillée).
5. Contamination : Les particules de saleté augmentent le frottement.

Le film d'eau : trop fin, optimal, trop épais

Lubrification optimale vers ~-3°C de température de neige.

Vers -3°C de température de neige, la chaleur de frottement et la fusion par pression créent un film d'eau optimal de quelques micromètres d'épaisseur. Le coefficient de frottement atteint ici son minimum — en laboratoire (polyéthylène sur glace) jusqu'à µ ≈ 0.005 (Bäurle/ETH Zürich) ; les valeurs réelles sur neige se situent autour de 0.02–0.05.

En dessous de -3°C : trop peu d'eau → le frottement sec augmente. Au-dessus de -3°C : trop d'eau → la succion capillaire freine. Le fart et la structure déplacent cet optimum : farts hydrophobes sur neige mouillée, farts souples par temps froid.

Surface de contact réelle : seulement 0.4%

Le ski touche à peine la neige.

Les mesures de Theile au SLF (Institut WSL pour l'étude de la neige et des avalanches) montrent que la surface de contact réelle entre la semelle et la neige ne représente que 0.4% de la surface géométrique. Le contact se fait en de minuscules points d'environ ~110µm de diamètre.

Cela explique pourquoi les structures fines de semelle sont si efficaces : elles contrôlent le nombre et le type de points de contact. Une structure grossière réduit la succion capillaire sur neige mouillée, une structure fine minimise la surface de contact sur neige sèche.

Neige artificielle : physique et friction différentes

Densité, forme des cristaux et friction diffèrent fondamentalement.

La neige technique est produite par atomisation sous air comprimé, créant des billes sphériques (0,2–0,5 mm) au lieu des étoiles hexagonales naturelles. Densité : 300–500 kg/m³ contre 50–150 kg/m³.

1. Fart plus dur (une couleur plus froide). 2. Molybdène/graphite réduisent la friction sèche. 3. Structure plus fine (0,01–0,02 mm linéaire).

Pour aller plus loin : Fart pour neige artificielle

Facteurs déterminant le choix du fart

Température de neige : le paramètre clé

Détermine la dureté du fart et l'épaisseur du film d'eau.

La température de neige — et non la température de l'air — est le paramètre déterminant pour le choix du fart. Elle détermine la quantité d'eau de fonte entre le ski et la neige, et donc la dureté nécessaire du fart.

Température de neige ≠ température de l'air : par temps ensoleillé, la surface de la neige sur un versant sud peut être 5–10°C plus chaude que l'air. À l'ombre ou par vent, elle peut être plus froide. L'app calcule la température de neige avec un modèle physique de bilan énergétique (V3) qui prend en compte le rayonnement solaire, l'inclinaison de la pente, l'orientation, la vitesse du vent, la nébulosité, les propriétés de la neige et l'évolution depuis la nuit. En mode compétition, l'utilisateur peut indiquer l'exposition, l'heure de départ et l'inclinaison — sinon des valeurs par défaut sont utilisées (versant sud, 10h00, 25°).

Humidité de la neige : le meilleur prédicteur de frottement

Wolfsperger et al. (2021) : R²=0.77.

La recherche actuelle (Wolfsperger et al., 2021) montre que l'humidité de la neige explique 77% de la variance du frottement du ski — plus que tout autre facteur isolé. L'app calcule l'humidité selon les classes ICSSG (International Classification for Seasonal Snow on the Ground) :

Sèche (T_snow < -3°C) : Pas d'eau libre. Fart dur, structure fine.
Humide (-3°C à -1°C) : Film d'eau minimal. Zone de transition.
Mouillée (-1°C à 0°C, humidité de l'air basse) : Film d'eau visible. Finish recommandé.
Très mouillée (-1°C à 0°C avec forte humidité de l'air, ou 0°C+) : Gestion du film d'eau critique. Finish hydrophobe + structure.
Saturée (0°C+ avec fortes précipitations ou très forte humidité de l'air) : Transport d'eau maximal nécessaire. Structure grossière + finish obligatoire.

Les seuils entre "Mouillée", "Très mouillée" et "Saturée" ne dépendent pas uniquement de la température de neige, mais aussi de l'humidité de l'air et des précipitations des dernières 48 heures — l'app prend en compte ces trois facteurs.

Type de grain : fin, grossier, neige artificielle

La forme des cristaux détermine l'abrasivité et la géométrie de contact.

La neige fraîche présente des cristaux fins et ramifiés avec une grande surface — le ski "s'enfonce" et le frottement augmente par effet capillaire. La vieille neige a des grains ronds et compacts avec moins de points de contact.

Les cycles gel-dégel (gel nocturne, dégel diurne) transforment la neige en cristaux glacés et agressifs qui abrasent la semelle. La neige artificielle est particulièrement dure et agressive — elle nécessite un fart plus résistant et un fartage plus fréquent.

Quand la neige artificielle devient naturelle

Métamorphose et vieillissement de la neige technique.

Les arêtes vives des cristaux de neige artificielle fraîche se lissent par métamorphose thermique en 1–2 semaines environ. La densité élevée (et donc la dureté) persiste cependant — les pistes en neige artificielle fondent 2–4 semaines plus tard.

Pour le fartage : même avec de la neige artificielle plus ancienne, un fart légèrement plus dur reste préférable. L'app distingue donc "Neige art. (fraîche)" et "Neige art. (compacte)" avec des corrections différentes.

Humidité de l'air : sèche, moyenne, élevée

Détermine le besoin en hydrophobie du fart.

Une forte humidité de l'air (>80%) signifie plus d'humidité dans la neige et un film d'eau plus épais — les farts et finishes hydrophobes sont alors particulièrement efficaces. Par air sec (<50%), la neige sublime plus vite et devient plus agressive.

L'app affiche l'humidité de l'air en trois niveaux : faible (<50%), moyenne (50–80%), élevée (>80%). Le vent accentue la sublimation, ce qui transforme davantage la neige.

Exposition et rayonnement solaire

Un versant sud peut être 5–10°C plus chaud qu'un versant nord.

L'orientation de la pente par rapport au soleil a un impact énorme sur la température de neige. Un versant sud reçoit jusqu'à 500–600 W/m² de rayonnement direct sur la surface de la pente par ciel dégagé — soit 2 à 3 fois l'horizontale. Ce qui peut réchauffer la surface de la neige de 5–10°C par rapport à un versant nord.

En mode compétition, l'app demande l'exposition (N/E/S/O) et calcule l'ensoleillement spécifique à la pente avec l'algorithme NOAA/Meeus. La température de neige est ensuite calculée par un modèle de bilan énergétique qui tient compte de l'angle d'incidence réel du rayonnement sur la pente inclinée.

Étape 1 – Nettoyer la semelle

Pourquoi préparer avant le fartage ?

Semelle propre = meilleure absorption du fart.

Avant d'appliquer un nouveau fart, la semelle doit être soigneusement nettoyée. L'ancien fart oxydé, les particules de saleté et les résidus d'abrasion des pistes et de la neige artificielle bouchent les pores de la semelle UHMWPE et empêchent le fart frais de pénétrer en profondeur.

Une semelle correctement préparée absorbe nettement plus de fart, le retient plus longtemps et glisse de manière prouvée mieux. Les équipes de service professionnelles investissent plus de temps dans la préparation que dans le fartage proprement dit.

Méthode du Hot-Scrape

La méthode la plus efficace pour le nettoyage de base.

Pour le Hot-Scrape, un fart de nettoyage souple (p. ex. Toko Base Performance Cleaning ou HWK Servicewax Soft) est appliqué au fer et raclé immédiatement encore chaud. Le fart chaud dissout les particules de saleté et l'ancien fart oxydé des pores.

Procédure : Appliquer le fart de nettoyage au fer à la température spécifique au fabricant (Toko BP Cleaning : 110–125°C ; HWK Servicewax Soft : seulement 55–65°C) → racler immédiatement (ne pas laisser refroidir !) avec une raclette en plexiglas bien affûtée → le copeau de fart est foncé, ce qui indique la saleté dissoute. Sur les semelles très encrasées, répéter l'opération 2–3 fois jusqu'à ce que le copeau soit propre.

Cette méthode est plus douce et plus complète que les nettoyants chimiques (défarteurs) qui peuvent dessécher la semelle. Sources : Toko Alpine Tech Manual, Swix Wax Manual.

Brossage avant le fartage

Ouvrir la structure et éliminer les derniers résidus.

Après le Hot-Scrape, la semelle refroidie est brossée à fond. Une brosse en acier (ou en laiton pour les semelles sensibles) ouvre la structure et élimine les derniers résidus de fart dans les fines rainures de la structure de base.

Technique : 15–20 passages avec la brosse en acier, de la spatule au talon — toujours dans un seul sens, jamais en va-et-vient. Puis 10 passages avec une brosse en nylon pour lisser les fibres et éliminer les résidus.

C'est seulement après cette étape que la semelle est prête pour la première couche de fart (fart de base). Cette étape est souvent négligée, mais elle fait une différence sensible pour la tenue du fart.

Étape 2 – Farter & brosser

Température du fer : pourquoi la précision compte

Trop chaud = endommagement de la semelle. Trop froid = pas de pénétration.

La semelle du ski (UHMWPE) fond à partir de ~135°C — à cette température, la semelle commence à rétrécir de manière irréversible. La température du fer doit être assez élevée pour faire fondre le fart et le faire pénétrer dans les pores, mais assez basse pour ne pas endommager la semelle.

Les farts souples (chaud/jaune) nécessitent des températures plus basses (env. 115–130°C), les farts durs (froid/bleu) plus élevées (env. 130–160°C). Fraunhofer IWM a démontré que la technique de fer optimale est un seul passage lent (15–20 secondes de la spatule au talon), et non de multiples allers-retours rapides.

Pour aller plus loin : Farter ses skis : guide en 6 étapes

Le brossage : un art sous-estimé

Mal brossé > bien farté.

Un ski mal brossé avec un fart haut de gamme glisse moins bien qu'un ski bien brossé avec un fart médiocre. Le brossage retire le fart excédentaire de la structure et révèle la surface optimisée. Seul le fart dans les pores compte — tout ce qui reste en surface freine.

Pourquoi l'ordre est important : Chaque brosse a un rôle spécifique. Les brosses dures (acier, laiton) ouvrent la structure et retirent le matériau grossier. Les brosses moyennes (crin, nylon gros) affinent la surface. Les brosses souples (nylon fin) polissent. Si l'on inverse l'ordre, on écrase la structure au lieu de la dégager.

Protocole A (T_snow ≥ -4°C, chaud/mouillé) : Nylon gros → Nylon fin → Feutre de polissage. Pour les farts souples et chauds, une brosse nylon suffit. Peu de pression — le fart est souple et s'enlève facilement.
Protocole B (-15°C ≤ T_snow < -4°C, polyvalent) : Acier → Crin → Nylon fin → Feutre de polissage. Standard pour la plupart des conditions. L'acier ouvre, le crin nettoie, le nylon polit.
Protocole C (T_snow < -15°C, froid extrême) : Acier fin → Acier → Crin → Nylon fin → Feutre de polissage. Avec les farts durs et froids, il faut plus de travail mécanique.

Technique : Toujours brosser dans un seul sens (spatule → talon), jamais en va-et-vient. 15–20 passages par brosse, avec une pression régulière. Fixer le ski semelle vers le haut et travailler sous un bon éclairage — on doit voir la structure se dégager. Après le finish : seulement 5–10 légers passages au nylon pour polir, sans pression.

Structure de base : le bon choix de ski

Structure semi-permanente de la semelle pour différentes conditions.

La structure de base (ponçage pierre) est la structure permanente de la semelle, appliquée par une machine à poncer. Elle détermine la performance de base du ski et se renouvelle tous les 30–50 jours de ski.

Structure fine : Pour les conditions froides et sèches. Crée peu de points de contact et minimise le frottement avec peu de film d'eau. Typique pour les conditions continentales et les pistes dures.
Structure moyenne : La structure polyvalente pour la plupart des conditions. Bon compromis entre performance à froid et à chaud. Le bon choix avec un seul ski.
Structure grossière : Pour les conditions chaudes et mouillées. La structure plus profonde évacue l'excès d'eau de fonte et réduit la succion capillaire. Idéale pour le ski de printemps et la neige de fonte.

Les coureurs professionnels disposent de plusieurs paires de skis avec différentes structures ("Quiver") et choisissent le ski adapté selon les conditions. Les paramètres exacts de la structure varient selon le fabricant de la machine et l'atelier — c'est pourquoi il est recommandé de s'adresser à un service ski expérimenté qui adapte la structure aux conditions typiques.

Hand-Rilling : une technique nordique

Principalement pertinent en ski de fond et biathlon — pas en ski alpin.

Le Hand-Rilling (aussi appelé Structurite) est une technique où des rainures temporaires sont pressées dans la semelle du ski à l'aide d'un outil. Cette technique est issue du ski nordique (ski de fond, biathlon) et a été développée pour les exigences spécifiques de la glisse à plat.

Pourquoi le nordique : En ski de fond, les skis glissent relativement à plat sur la neige avec un contact au sol constant. Les rainures appliquées contrôlent le film d'eau sur toute la surface de la semelle — particulièrement pour les skis classiques, dont la semelle repose à plat en phase de glisse. Les recherches de Breitschädel (NTNU/Norwegian University of Science) et Moldestad confirment l'effet mesurable dans les disciplines nordiques.

Pourquoi pas l'alpin : Les skis alpins sont pilotés presque exclusivement sur la carre. En raison du carving et des vitesses élevées, le contact réel de la semelle avec la neige est minimal et se répartit différemment qu'en ski de fond. Les rainures temporaires sont détruites en quelques descentes par les contraintes alpines (pression sur les carres, vibrations à 80–130 km/h, cristaux de neige agressifs sur pistes préparées). De plus, les outils de rilling courants sont conçus pour la largeur des skis de fond et ne conviennent pas parfaitement aux skis alpins plus larges.

Conclusion : Pour le ski alpin de compétition et de loisir, une structure de base adaptée est nettement plus efficace. L'app ne recommande donc pas le Hand-Rilling et se concentre sur le choix de la bonne structure et de la combinaison de fart optimale.

Étape 3 – Appliquer le finish

Farts de finish : trois formes d'application

Liquide, poudre et bloc — manipulation différente.

Les produits de finition modernes existent en trois formes :

1. Liquide (spray/éponge) : Appliquer avec un feutre ou une éponge, laisser sécher au moins 20 min, puis polir avec un roto-feutre et brosser. Pas besoin de fer. Les Swix TS Liquids sont appliqués avec un roto-feutre.

2. Poudre : Saupoudrer sur le fart de compétition préparé et repasser au fer à température plus élevée (150–180°C selon le fabricant). Les Rex NFX Powder nécessitent jusqu'à 180°C (NFX 21/21G/41/00) — la température de fer la plus élevée de tous les systèmes ; exception NFX 11 Yellow : 130°C.

3. Bloc/Rub-On : Frotter directement sur la semelle préparée et liéger. Méthode la plus rapide, idéale juste avant le départ. Les HWK UHX Block et Rex OLOS/NFX Blocks fonctionnent ainsi.

Toko Jet System : Propose le Liquid et la Powder dans les trois mêmes plages de température (Warm 0 à -4°C, Mid -2 à -12°C, Cold -10 à -20°C) ; le Jet Bloc complète la plage moyenne en rub-on.

Les fabricants de fart

Swix — Lillehammer, Norvège (depuis 1946)

28 produits — PS Training, HS Race, TS Black, Pure WC Finish.

Swix est l'un des plus grands fabricants de fart de ski au monde. Système sans fluor actuel : Pro by Swix avec PS (Training) → HS (Race) → TS (Top Race). WC Finish : PF (Fine Snow) + PC (Coarse Snow) + PM (Molybdenum).

Série PS (Training, 6 produits) : PS5 Turquoise à PS10 Yellow plus PS Polar pour le froid extrême (-32 à -14°C). Farts polyvalents abordables (~€8–12/60g).

Série HS (Fart de compétition, 5) : HS5–HS10 avec additifs biodégradables optimisés. Températures de fer 150–160°C selon la dureté.

Série TS Black (Top Race, 5) : TS5–TS10 avec additif MoS₂ anti-saleté. Particulièrement efficace sur neige sale et agressive.

Pure WC Finish (7) : PF25/PF35/PF100 (Fine Snow) et PC25/PC35/PC100 (Coarse Snow) — différenciés par type de neige ET classe d'humidité. PM Pure Moly pour neige sale. Haut de gamme (~€97/20g).

Liquid Finish (5) : LF35 Lotus, LFC100 AmphiGlide et TS6/TS7/TS8 Liquid — application roto-feutre.

Toko — Altstätten, Suisse (depuis 1916)

33 produits — marque la plus ancienne, système à trois niveaux + Jet Finish.

Toko est la plus ancienne des cinq marques (fondée en 1916, BRAV Switzerland AG). Système à trois niveaux : Base Performance → Performance → WC High Performance.

Important : Toko mélange les noms de couleurs (Yellow/Red/Blue pour Base Performance, Performance, Powder/Liquid) et les désignations climatiques (Warm/Universal ou Mid/Cold pour High Performance et Jet). Pour les gammes à farter à chaud, la température de fer est la même par couleur : Yellow 130°C, Red 140°C, Blue 150°C ; les poudres nécessitent des températures plus élevées (~160°C).

Base Performance (Training, 4) : BP Yellow/Red/Blue plus BP Cleaning Wax pour Hot-Scrape. S'y ajoutent RS Premix 1916 et All-in-One Hot Wax (2 compléments universels). Performance (Race, 3) : Niveau intermédiaire. Natural Speed (Race, 3) : Farts à chaud technologie TripleX.

WC High Performance (Race, 3) : HP Warm (-4 à 0°C), HP Universal (0 à -16°C), HP Cold (-12 à -24°C). Niveau de performance maximal.

Jet Top Finish System (7) : Jet Liquid Warm/Mid/Cold + Jet Powder Warm/Mid/Cold + Jet Bloc Mid. Le Liquid et la Powder couvrent les trois mêmes plages de température ; le Jet Bloc complète la plage moyenne en rub-on. Plus Jet Black (antistatique, anti-saleté).

Powder & Liquid (10) : HP Powder Y/R/B, HP Liquid Paraffin Y/R/B, Performance Liquid Paraffin Y/R/B, X-Cold Powder (-30 à -15°C).

Holmenkol — Ludwigsburg, Allemagne (depuis 1922)

18 produits — inventeur du fart de ski moderne, système Syntec FF.

Holmenkol (fondé en 1922) est considéré comme l'inventeur du fart de ski moderne et est la première entreprise de fart certifiée SWAN ECO. Siège : Ludwigsburg. Système de compétition actuel : Syntec FF.

Alpha/Beta/Ultra/Delta Mix (Base, 4) : Alpha Yellow (-4 à 0°C), Beta Red (-14 à -4°C, best-seller en Coupe du Monde), Ultra Blue (-20 à -8°C), Delta Universal (-12 à 0°C).

Syntec FF 21 Race Basis (1) : Base de compétition toutes températures, couche intermédiaire essentielle. FF Bar Fart de compétition (4) : Yellow/Red/Blue/Green.

Syntec FF1 (World Cup, 6) : Liquid Yellow/Red/Blue + Powder Yellow/Red/Blue. Niveau de performance maximal, température de fer pour la poudre : 150–160°C.

Syntec FF2 (Racing, 3) : Liquid Yellow/Red/Blue — deuxième niveau de performance à un prix plus abordable (~€64/100ml vs. ~€140–150/50ml pour FF1). FF1 > FF2 dans la hiérarchie.

HWK — Ebbs, Tyrol, Autriche (depuis 2007)

23 produits — farts artisanaux, fournisseur ÖSV/DSV.

HWK Performance (HWK-Kronbichler GmbH) d'Ebbs, Tyrol fabrique tous ses farts à la main. Fournisseur officiel de l'ÖSV et du DSV depuis la saison 2007/2008. Système : LX (Training) → HX/ARP (Racing) → UHX (World Cup Finish).

LX Basewax (3) : Warm (-2 à +8°C), Middle (-8 à -2°C), Cold (-15 à -5°C).

HX Racewax (5) : Warm/Middle/Cold plus HX Newsnow Warm/Cold pour les conditions de neige fraîche.

Alpin Racing PRO (2) : ARP Warm (-2 à +15°C) et ARP Cold (-20 à +2°C). Co-développé avec Edi Unterberger (le technicien de Marcel Hirscher). Pas de ARP Middle — les deux produits couvrent ensemble +15 à -20°C sans discontinuité.

UHX Finish (12) : Liquo Spray Warm/Middle/Cold, UHX Block Warm/Middle/Middle-Black/Cold, UHX Powder Warm/Middle/Middle-Black/Cold-Polar, plus Prototyp WM25. Le système de finish le plus complet de tous les fabricants.

Servicewax Soft (1) : Température de fer ultra-basse (55–65°C) pour le Hot-Scrape.

Rex — Finlande (depuis 1952)

25 produits — technologie N-KINETIC, origines nordiques.

Rex (fondé en 1952, premier produit : cartouche d'allumage pour la flamme olympique d'Helsinki) apporte des décennies d'expérience du ski nordique. Technologie : N-KINETIC™ (3e génération), UHW (Ultra Hard Wax), Power Polymers.

NF Sisu Base (2) : Sisu White (-20 à +5°C, polyvalent) et Sisu Black Hard (-25 à 0°C, abrasif). Larges plages de température.

NF Fart de compétition (5) : NF11 Yellow, NF21 Blue (selon Rex, le fart sans fluor le plus rapide de sa gamme), NF21G Graphite (neige fraîche), NF31 Green, NF41 Pink/Green (UHW pour neige artificielle). Rex ne publie pas de températures de fer pour les NF Blocks.

NFX N-KINETIC Powder (5) : NFX 11/21/21G/41 plus NFX 00 SISU Black. Jusqu'à 180°C — la température de fer la plus élevée de tous les systèmes ; exception NFX 11 Yellow : 130°C.

NFX Blocks Rub-On (4) : Gold/Blue/NEW/OLD — application de finish rapide sans fer, frotter directement et liéger.

Liquid (8) : NFX Blue Liquid, NFX Extra Tuned Blue/Black/Pink, NF Liquid Gliders (NF11/NF21/NF41), Gold Liquid Top Coating. Plus OLOS Finishing Powder (rub-on). Les NF Liquids ont des plages de température plus larges que les Solid Blocks du même nom.

Température de la neige & modèle

Comment raceday.ski calcule la température de surface de la neige — et comment le modèle est vérifié.

Les sujets en détail

Comment l'app calcule

Modèle V3 de température de neige : 3 couches + stations de mesure

Architecture ISBA-ES à 3 couches avec correction par règles et calibration par les stations SLF et LWD Tirol

L'app calcule la température de neige avec un modèle complet de bilan énergétique. Au lieu d'une formule simple (température de l'air moins un forfait), le modèle V3 simule le processus physique réel en 3 étapes : modèle physique → correction résiduelle par règles → correction Kalman : un calcul de validation compare le modèle toutes les 2 heures directement aux stations de mesure (Suisse : SLF IMIS, Tyrol : LWD Tirol) ; si une station se trouve dans un rayon de 15 km, la prévision est corrigée avec le biais appris à cette station.

Les 6 flux énergétiques :
1. Rayonnement solaire absorbé (Q_sw) : Albédo dynamique CLASS (α_max=0.70 → α_min=0.40), position du soleil, inclinaison et orientation de la pente.
2. Rayonnement infrarouge entrant (Q_lw↓) : Émissivité atmosphérique selon Brutsaert (1975), correction nuageuse Crawford-Duchon.
3. Rayonnement infrarouge sortant (Q_lw↑) : Loi de Stefan-Boltzmann, émissivité 0.99.
4. Flux de chaleur sensible (H) : Échange thermique avec l'air, proportionnel à la vitesse du vent et à la différence de température air-neige.
5. Flux de chaleur latente (LE) : Sublimation de la neige, dépendant de l'humidité de l'air et du vent.
6. Flux de conduction (G) : Conduction thermique dans 3 couches de neige. Piste damée : ρ=450 kg/m³, k≈0.43 W/(m·K).

Le modèle démarre la nuit (équilibre radiatif sans soleil) puis calcule la température de neige heure par heure jusqu'à l'heure de départ. La température est plafonnée à 0°C — la neige ne peut pas devenir plus chaude sans fondre. Gradient dynamique : 8 niveaux de pression (1000–700 hPa), fallback -0.55°C/100m.

Pour aller plus loin : Comment le modèle est vérifié

Pourquoi l'exposition change tout

Versant sud vs. versant nord : jusqu'à 9°C de différence de température de neige.

L'orientation de la pente (exposition) a un impact énorme sur la température de neige — plus important que ne le soupçonnent la plupart des skieurs. Le rayonnement solaire direct frappe les versants sud presque perpendiculairement, tandis que les versants nord ne reçoivent qu'un rayonnement rasant, voire aucun. Un exemple concret, calculé avec l'algorithme V3, illustre la différence.

Scénario : Laterns, 15 janvier, versant sud, 1'600 m

Laterns dans le Vorarlberg, piste exposée au sud. Départ de course à 11h00. Conditions supposées : température de l'air -5°C, nébulosité inférieure à 20%, neige de piste (albédo 0.60, densité 450 kg/m³). Inclinaison 25°, exposition sud.

La règle empirique du coureur

Beaucoup de coureurs estiment la température de neige avec une règle empirique : « Température de neige ≈ température de l'air moins 2–3°C ». À -5°C dans l'air, cela donne environ -7 à -8°C. Le choix du fart se porte sur Toko Performance Red (-12 à -4°C).

Ce que le modèle V3 calcule

Le modèle de bilan énergétique calcule la température de neige heure par heure — avec la position solaire NOAA/Meeus, la physique atmosphérique de Brutsaert (1975) et le modèle à 3 couches. Toutes les valeurs sont vérifiées avec l'algorithme réel.

Température de l'air-5°C
Rayonnement nocturneciel dégagé, peu de vent
-7°C
Minimum nocturne (08h00)-12°C
Réchauffement solaire jusqu'à 11h003h versant sud, concentration 2×
+9°C
Température de neige (11h00)-3°C

L'évolution horaire montre la rapidité avec laquelle un versant sud se réchauffe en janvier :

08:00
-12°C
09:00
-8°C
10:00
-5°C
11:00
-3°C

De -12°C à -3°C en seulement 3 heures — grâce à la concentration 2 fois supérieure du rayonnement sur le versant sud par soleil bas.

Règle empirique vs. modèle (11h00)

Règle empirique
Modèle V3
Température de l'air
-5°C
Température de neige
-7 à -8°C
-3°C
Fart
Toko Perf. Red
-12 à -4°C
Toko Perf. Yellow
-6 à 0°C
Écart
5°C d'écart — mauvaise catégorie de fart

Pourquoi la règle empirique échoue sur les versants sud

  • Concentration du rayonnement : Un versant sud à 25° capte, par soleil bas (13–19° en janvier), 2 à 3 fois le rayonnement d'une surface plane. Le soleil frappe la pente presque perpendiculairement.
  • Faible capacité thermique : Seuls les ~7 cm supérieurs de la surface de neige réagissent au rayonnement. Cette fine couche se réchauffe de 8°C+ en une heure — bien plus vite que le sol ou l'eau.
  • Chaleur sensible : La nuit, la neige (-12°C) est nettement plus froide que l'air (-5°C). Ce gradient de température transfère de la chaleur supplémentaire de l'air vers la neige et accélère le réchauffement matinal.

Par ciel couvert, l'exposition joue un rôle négligeable : sans rayonnement direct, il n'y a pas d'effet de concentration. La règle empirique est alors étonnamment proche de la valeur calculée. C'est pourquoi l'app demande spécifiquement l'orientation en mode compétition.

Position solaire : le soleil sur la piste

Algorithme NOAA/Meeus pour un calcul précis.

Pour calculer l'ensoleillement sur une pente inclinée, l'app doit connaître la position exacte du soleil : azimut (direction) et élévation (hauteur angulaire). Le modèle V3 utilise l'algorithme NOAA/Meeus — le même que celui utilisé par les logiciels professionnels d'énergie solaire.

À partir de la date, de l'heure, de la latitude et de la longitude, l'app calcule :
Hauteur du soleil : À quelle hauteur le soleil se trouve-t-il au-dessus de l'horizon ?
Azimut solaire : Dans quelle direction se trouve-t-il ?
Angle d'incidence sur la pente : Avec quelle inclinaison le rayonnement frappe-t-il la surface inclinée ? (Dépend de l'inclinaison, de l'orientation et de la position du soleil)

Un versant sud avec 25° d'inclinaison reçoit en hiver, par soleil bas, nettement plus de rayonnement par mètre carré qu'une surface horizontale — l'angle d'incidence est plus favorable. Inversement, un versant nord peut, en hiver à partir d'une certaine inclinaison, ne plus recevoir aucun rayonnement solaire direct.

Données météo : Open-Meteo Forecast

Données horaires, corrigées en altitude, 48h d'historique + 3 jours de prévision.

L'app obtient les données météo horaires d'Open-Meteo (API gratuite, aucune donnée personnelle). Sont demandées : température de l'air, humidité relative, nébulosité, vitesse du vent, précipitations, chutes de neige, rayonnement solaire direct et diffus.

Correction d'altitude : L'API fournit les données pour l'élévation du modèle (typiquement un point de grille en vallée). L'app corrige pour l'altitude de référence choisie : dynamiquement interpolé depuis 8 niveaux de pression, fallback -0,55°C/100m.

Historique 48h : Pour la classification de la neige et le modèle V3, les données des 2 derniers jours sont récupérées. L'app y détecte : neige fraîche, cycles gel-dégel, transport par le vent, pluie sur neige.

L'arbre de décision : type de grain → humidité → température

La même logique que les équipes de service de Coupe du Monde.

L'algorithme suit les mêmes trois étapes que les équipes professionnelles de service ski :

Étape 1 — Type de grain : Détermine la famille de produits (farts neige fraîche vs. farts vieille neige).
Étape 2 — Humidité de la neige : Détermine le besoin en hydrophobie et si un finish est pertinent.
Étape 3 — Température de neige : Détermine la dureté exacte du fart au sein de la famille de produits.

Chaque fart est évalué sur une échelle de 100 points : correspondance de température (jusqu'à 50 points), correspondance de type de grain (jusqu'à 25 points), correspondance d'humidité (jusqu'à 15 points) et bonus feedback (jusqu'à 10 points). Pour les produits avec une bande d'humidité fabricant vérifiée, l'app déplace les pondérations vers 45/25/20/10 — l'axe humidité compte alors davantage.

Boucle de feedback : l'app apprend

Chaque recommandation est évaluée. Les bonnes combinaisons progressent.

Après chaque recommandation, vous pouvez évaluer si le fart était adapté. En mode compétition, vous pouvez également indiquer la température de neige mesurée. Ces données alimentent le bonus feedback de l'algorithme de scoring.

Les farts qui reçoivent des évaluations positives dans certaines conditions montent dans le classement. Les farts avec un feedback négatif descendent. Plus les utilisateurs donnent de feedback, plus les recommandations sont précises — surtout dans les situations limites où deux farts obtiennent un score similaire.

Classification de la neige : détection automatique

Historique météo 48h → type de neige + humidité + justification.

Le modèle V3 classifie automatiquement la neige à partir de l'historique météo des dernières 48 heures. Au lieu d'une simple question ("Comment est la neige ?"), l'app évalue plusieurs indicateurs :

Détection de neige fraîche : Chutes de neige significatives dans les 6–12 dernières heures → neige fraîche. À température de l'air < -5°C et faible humidité : neige fraîche sèche (albédo 0.85, densité ~80 kg/m³). À températures limites (température humide -2 à +0.5°C) : neige fraîche humide.
Cycles gel-dégel : Au moins 3 cycles avec une amplitude > 5°C dans l'historique de température 48h → Névé/croûte. La surface devient glacée et agressive.
Transport par le vent : Neige fraîche (< 24h) + vent > 30 km/h → neige soufflée. Plus dense, plus dure, structure cristalline différente de la neige fraîche normale.
Pluie sur neige : Précipitations à température humide > 1.5°C → neige mouillée/soupe.

La classification fournit également un niveau de confiance (0–100%) et une justification expliquant pourquoi ce type de neige a été choisi. L'utilisateur peut à tout moment modifier manuellement le type de neige — par exemple si les conditions locales (enneigement artificiel, damage des pistes) diffèrent de ce que le modèle suppose.

Correction neige artificielle : comment l'app ajuste la dureté

Décalage automatique vers des farts plus durs sur neige technique.

raceday.ski décale la sélection vers des farts plus durs sur neige artificielle. À -5°C sur neige artificielle fraîche, le fart est choisi comme si la neige était à -8°C. Les farts à additifs (molybdène, graphite) reçoivent un bonus.

Détails de calcul : ce que signifient les valeurs

Chaque mesure et paramètre physique des détails de calcul expliqué.

Lorsque vous dépliez les détails de calcul sur la page de recommandation, vous voyez les valeurs exactes calculées par le modèle V3. Voici ce que chaque valeur signifie et comment elle influence la recommandation de fart.

1. Température de l'air
La température de l'air à l'altitude choisie, mesurée 2 m au-dessus du sol. L'app corrige les données de la station météo avec le gradient d'altitude dynamique pour l'adapter à votre piste. La température de l'air est le point de départ — mais pas la température déterminante pour le choix du fart.

2. Point bas de la neige (dernière nuit)
La température la plus froide atteinte par la surface de la neige durant la nuit précédente. La nuit, la neige rayonne de la chaleur (rayonnement à ondes longues) et se refroidit nettement plus que l'air ambiant — souvent 5–15°C de moins. Ce point bas détermine le point de départ à partir duquel la neige se réchauffe le matin. Plus la valeur nocturne est basse, plus le soleil met de temps à réchauffer la neige — et plus un fart dur est nécessaire le matin.

3. Concentration de pente & rayonnement absorbé
La concentration de pente (p. ex. 1.2×) indique combien de rayonnement solaire votre pente reçoit par rapport à une surface plane. Un versant sud en plein hiver peut recevoir 2 à 3 fois le rayonnement d'une surface plane, un versant nord seulement 0.3× ou moins. Le rayonnement absorbé (en W/m²) est l'énergie effectivement absorbée par la neige — après déduction du rayonnement réfléchi (albédo). Des valeurs élevées (>200 W/m²) réchauffent rapidement la neige vers 0°C.

4. Gradient d'altitude (Lapse Rate)
Indique de combien la température diminue par 100 m d'altitude. La valeur standard est −6.5°C/km, mais l'app calcule pour chaque heure une valeur individuelle à partir de 8 niveaux de pression atmosphérique. En cas d'inversion (couche d'air chaud au-dessus d'air froid), le gradient peut même être positif — il fait alors plus chaud en altitude qu'en bas. La mention « dynamique » signifie calcul en temps réel, « Fallback » signifie que les données de pression n'étaient pas disponibles.

5. Émissivité (Brutsaert)
Mesure à quel point l'atmosphère renvoie du rayonnement thermique à ondes longues vers le sol (0.0–1.0). Calculée selon Brutsaert (1975) avec correction nuageuse Crawford-Duchon, à partir de la pression de vapeur et de la nébulosité. Une valeur élevée (0.85+) signifie beaucoup de contre-rayonnement (ciel couvert, humide) — la neige se refroidit moins la nuit. Une valeur basse (0.65–0.75) signifie un ciel clair et sec — la neige peut se refroidir fortement. Conséquence directe : faible émissivité = neige plus froide = fart plus dur.

6. Albédo (CLASS)
Le coefficient de réflexion de la surface de neige (0.0–1.0). La neige naturelle fraîche réfléchit jusqu'à 85% du rayonnement solaire (albédo 0.85) ; pour la piste damée, l'app applique le schéma CLASS de 0.70 (fraîchement damée) à 0.40 (neige vieille et sale), vieilli selon l'âge de la neige. L'âge de la neige (en heures) est affiché. Albédo élevé = moins de réchauffement par le soleil = neige plus froide. Albédo faible = plus d'absorption = neige plus chaude.

7. Facteur de vue du ciel (SVF)
Mesure la portion de ciel visible depuis votre emplacement (0.0–1.0). Sur un sommet dégagé, le SVF est proche de 1.0 — dans une vallée étroite, il peut descendre à 0.7 car les montagnes masquent 30% du ciel. Un SVF bas signifie : moins de soleil direct en journée (neige plus froide), mais aussi moins de rayonnement nocturne (neige plus chaude). La mention « Ensoleillé » ou « À l'ombre » indique si le soleil atteint actuellement la pente — calculé à partir de la position solaire et du profil de l'horizon.

8. Sublimation
Le flux d'énergie lié au passage direct de la neige à la vapeur d'eau (sans fonte). La sublimation retire de l'énergie à la neige et la refroidit — typiquement −5 à −20 W/m². Par vent fort et air sec, cet effet s'intensifie. Dans de rares cas (humidité élevée, air chaud), une condensation peut survenir et réchauffer légèrement la neige. La valeur indique « Refroidissement » ou « Réchauffement ».

9. Températures des couches (3 couches)
Le modèle V3 calcule trois températures distinctes :
Surface (3 cm) : La température déterminante pour le choix du fart. Réagit en quelques minutes au rayonnement solaire et au vent.
Profondeur (17 cm) : Amortit les variations journalières — évolue sur plusieurs heures. Indique la vitesse de réchauffement ou de refroidissement.
Base (80 cm) : Très inerte, évolue sur plusieurs jours. Indique la tendance thermique à long terme du manteau neigeux.

10. Correction par règles
Une post-correction à base de règles qui compense les erreurs systématiques du modèle. Par exemple : le modèle physique sous-estime parfois le refroidissement nocturne par ciel dégagé. La correction par règles détecte ces schémas et ajuste la température de ±0.5–2°C environ. Les règles appliquées sont affichées.

11. Station de mesure (IMIS / LWD Tirol)
La station de mesure automatique la plus proche qui mesure une température réelle de surface de neige — en Suisse les stations IMIS du SLF (Institut suisse pour l'étude de la neige et des avalanches), au Tyrol les stations du service d'avertissement d'avalanches (Land Tyrol). Le biais de Kalman — l'écart systématique entre le modèle et la mesure — est appris toutes les 2 heures par un calcul de validation directement aux stations ; si une station se trouve dans un rayon de 15 km, la prévision est corrigée avec ce biais. Cette correction ancre la prévision en Suisse et au Tyrol sur des mesures réelles.

12. Position solaire
Indique la hauteur actuelle du soleil (en degrés au-dessus de l'horizon) et sa direction dans le ciel (p. ex. SE = sud-est). Calculée selon l'algorithme NOAA/Meeus. En cas de « Sous l'horizon », c'est la nuit ou la pente est à l'ombre — pas de rayonnement solaire direct, la neige continue de se refroidir.

13. Alertes météo
Conditions météorologiques particulières qui influencent la recommandation :
Foehn : Air anormalement chaud et sec — la neige peut être nettement plus chaude que prévu. Fart plus souple recommandé.
Inversion : Air chaud au-dessus d'une vallée froide — il peut faire plus chaud en altitude qu'en bas. Le gradient d'altitude s'inverse.
Pluie sur neige : Croûte de glace possible — fart particulièrement résistant à l'abrasion et structure agressive nécessaires.

14. Correction neige artificielle (uniquement pour la neige artificielle)
Affiche la température de neige mesurée physiquement et la température « décalée » utilisée pour le choix du fart. Le décalage (−3.0°C pour la neige artificielle fraîche, −1.5°C pour la neige artificielle compacte) assure la sélection d'un fart plus dur. Le bonus additifs (+3 points) pour les farts au molybdène/graphite est également affiché.

15. Marge d'incertitude (±) & confiance
Chaque température de neige est affichée avec une marge d'incertitude (p. ex. −6.5 ±1.5°C). Elle est dérivée du score de confiance (nébulosité, vent, stabilité de la température, proximité de station, terrain, entre autres) et va de ±0.5°C (situation très fiable) à ±4°C. La valeur de confiance sous-jacente (n/100) figure dans le panneau de détails, directement sous la marge.

Exemple de calcul : de l'entrée à la température de neige

Pas à pas, de manière transparente.

Entrée : Laterns-Gapfohl (1'785 m), 3 avril, heure de départ 10h00, versant sud-est (135° ; l'app ne propose que les quatre expositions principales — calcul exact ici à titre d'illustration), inclinaison 25°, ciel dégagé.

Étape 1 — Données météo (Open-Meteo) :
Température de l'air 10h00 : -3°C (corrigée en altitude). Nébulosité : 15%. Vent : 8 km/h. Rayonnement direct : 420 W/m². Rayonnement diffus : 85 W/m².

Étape 2 — Position solaire (NOAA/Meeus) :
Hauteur du soleil : 32°. Azimut solaire : 148° (SSE). Angle d'incidence sur le versant SE : cos(i) = 0.91 → Ensoleillement presque perpendiculaire ! Rayonnement absorbé : (420 × 0.91/0.53 + 85 × 0.93) × (1 - 0.65) = ~280 W/m² après albédo (vieille neige compacte, albédo 0.65).

Étape 3 — Équilibre nocturne :
Émissivité atmosphérique par ciel clair (Brutsaert 1975) : 0.65. Température nocturne : -8°C. Équilibre radiatif sans soleil → T_s,night ≈ -13.8°C.

Étape 4 — Modèle à 3 couches (nuit → 10h00) :
Intégration horaire : à partir du lever du soleil (~06h30), T_s augmente grâce au rayonnement absorbé. Simultanément, le vent refroidit (flux de chaleur sensible) et la sublimation consomme de l'énergie (flux de chaleur latente). Après 3.5h d'ensoleillement sur le versant SE : T_s ≈ -11.0°C.

Résultat : Température de neige = -11°C pour une température de l'air de -3°C. La surface de neige est 8°C plus froide que l'air — car le rayonnement nocturne a fortement refroidi la surface et le soleil matinal n'a pas encore fourni assez d'énergie. Confiance : 78/100, affichée comme marge d'incertitude ±1.5°C (conditions claires, bonne modélisabilité).

Quand la neige est-elle plus chaude que l'air ?

Soleil d'après-midi sur versant sud : la surface fond.

Cela semble contre-intuitif, mais la température de neige peut effectivement être supérieure à la température de l'air — mais jamais au-dessus de 0°C (point de fusion). Cela se produit typiquement :

L'après-midi sur versant sud : Par ciel dégagé et température de l'air basse (-1 à -5°C), le fort rayonnement direct peut réchauffer la surface de neige à 0°C alors que l'air est encore froid. La neige commence alors à fondre en surface.

Quand la neige est-elle plus froide que l'air ? Presque toujours — surtout le matin. La nuit, la surface de neige rayonne de la chaleur (rayonnement ondes longues) et se refroidit fortement. Même si la température de l'air est à -5°C, la surface de neige peut descendre à -15°C ou moins. Cet effet est le plus marqué par ciel dégagé et peu de vent.

Pour le choix du fart, cela signifie : Le matin, un fart plus dur est nécessaire que ne le suggère la température de l'air. L'après-midi sur les pentes ensoleillées, il peut faire nettement plus chaud que prévu. Le modèle V3 prend en compte cette évolution au cours de la journée.

Sources et références

Recherche évaluée par les pairs derrière l'app.

La base scientifique de l'app :

Frottement de glisse & fart :
Wolfsperger, F. et al. (2021): "Snow Conditions and Ski Wax Performance." Cold Regions Science and Technology.
Bäurle, L. et al. (2006): "Sliding Friction of Polyethylene on Snow and Ice." ETH Zürich.
Theile, T. et al. (2009): "Mechanics of the Ski–Snow Contact." Tribology Letters, SLF/WSL.
Colbeck, S.C. (1992): "A Review of the Processes That Control Snow Friction." CRREL Report.
Breitschädel, F. (2012): "A New Wax for Cross-Country Ski Base Preparation." Norwegian University of Science.
Moldestad, D.A. (1999): "Some Aspects of Ski Base Sliding Friction and Ski Base Structure." NTNU.

Modèle de température de neige (V3) :
Meeus, J. (1991): "Astronomical Algorithms." (Position solaire)
Brutsaert, W. (1975): "On a Derivable Formula for Long-Wave Radiation from Clear Skies." Water Resources Research. (Émissivité atmosphérique par ciel clair)
Crawford, T.M. & Duchon, C.E. (1999): "An Improved Parameterization for Estimating Effective Atmospheric Emissivity for Use in Calculating Daytime Downwelling Longwave Radiation." J. Applied Meteorology. (Correction nuageuse)
Verseghy, D.L. (1991): "CLASS — A Canadian Land Surface Scheme." Int. J. Climatol. (Albédo dynamique)
Boone, A. & Etchevers, P. (2001): "An Intercomparison of Three Snow Schemes (ISBA-ES)." J. Hydrometeorol. (Modèle à 3 couches)
Rolland, C. (2003): "Spatial and Seasonal Variations of Air Temperature Lapse Rates." J. Climate. (Gradient dynamique)
SLF/WSL: Réseau IMIS — Intercantonal Measurement and Information System. (Calibration)
LWD Tirol : données ouvertes de stations avec température de surface de la neige pour l'Autriche/Tyrol. Datenquelle: Land Tirol - data.tirol.gv.at (LWD Tirol). CC BY 4.0.
Sturm, M. et al. (1997): "The Thermal Conductivity of Seasonal Snow." J. Glaciology. (Conductivité thermique de la neige)
Alduchov, O.A. & Eskridge, R.E. (1996): "Improved Magnus Form Approximation." J. Applied Meteorology. (Pression de vapeur saturante)

D'où proviennent les données ?

Toutes les entrées en un coup d'œil — transparent et traçable.

Chaque recommandation repose sur une combinaison de données météorologiques publiques, de réseaux de mesure, de modèles de terrain et de notre base de farts curée. Voici la liste complète :

1. Données météo — Open-Meteo (api.open-meteo.com/v1/forecast)
API gratuite, utilisable commercialement, sans clé API. Prévisions horaires pour la température de l'air, l'humidité, la couverture nuageuse, le vent, les précipitations et les chutes de neige. Plus 8 niveaux de pression (1000–700 hPa) pour la correction dynamique de l'altitude. Ensemble de modèles incluant ICON-D2, AROME, ECMWF IFS. Les réponses sont mises en cache côté serveur pendant 30 minutes.

2. Référence de température de neige — SLF IMIS (CH) & LWD Tirol (AT) (measurement-api.slf.ch, wiski.tirol.gv.at)
Du réseau IMIS de l'Institut WSL pour l'étude de la neige et des avalanches SLF, nous utilisons environ 130 stations de neige dans les Alpes suisses ; en Autriche, environ 150 stations du service d'avertissement d'avalanches du Tyrol fournissent la température de surface (le jeu de données ouvert tyrolien liste en plus des stations du service hydrographique sans capteur de température de surface). La température de surface de la neige (TSS ou OFT) est appariée au modèle toutes les 2 heures par un calcul de validation directement aux stations ; de ces paires est appris le biais de Kalman, qui corrige les prévisions à proximité d'une station (≤15 km). Licences : CC BY 4.0 (SLF/WSL) ; Datenquelle: Land Tirol - data.tirol.gv.at (LWD Tirol), CC BY 4.0.

3. Modèle de terrain — profils SVF et horizon précalculés
Pour chacune des >1100 stations, nous avons précalculé le Sky-View Factor (visibilité du ciel, 0–1) et un profil d'horizon complet (36 azimuts × 11 distances de 150 m à 18 km) à partir d'un modèle numérique de terrain hybride (SRTM ≈90 m ; EU-DEM 25 m en Scandinavie du Nord). Le calcul d'ombrage suit Dozier & Frew (1990) : SVF = 1 − (1/n)·Σ sin²(hi). Les profils sont livrés comme fichier JSON statique avec le build (svf-profiles.json) — aucune dépendance runtime. Les vallées profondément encaissées présentent des valeurs basses (Ernen/Goms 0.59, Trient 0.66, Val d’Anniviers 0.73), tandis que les sites glaciaires (Rettenbach 0.86) sont nettement plus ouverts.

4. Base de farts — curée
127 produits de cinq fabricants (Swix, Toko, Holmenkol, HWK, Rex). Plages de température, températures de fer, adaptation au type de neige et forme d'application sont tirées directement des documents des fabricants (manuels, fiches produits, homologations FIS). Révisée chaque saison et mise à jour lors des changements de produits.

5. Boucle de feedback — anonymisée
Les utilisateurs connectés peuvent noter chaque recommandation « Parfait / Trop chaud / Trop froid / Mauvais fart ». Le score d'un fart est légèrement augmenté sur feedback positif répété (max. +10 points). Aucune donnée personnelle n'est conservée — uniquement l'ID du fart, la température et la note. Opt-out possible à tout moment.

6. Données de stations — internes
Plus de 1'100 stations de ski dans les Alpes et en Scandinavie avec altitudes base/sommet et coordonnées. Basé sur les sites officiels du tourisme et OpenStreetMap.

Ce que nous N'utilisons PAS :

  • Pas d'intégration ECMWF directe (coûts de licence) — nous utilisons Open-Meteo comme agrégateur.
  • Pas de suivi GPS ni de position.
  • Pas de partage avec des tiers (Google Analytics, Facebook, etc.).
  • Pas de recommandations sponsorisées — toutes les marques sont traitées de manière égale.

Les sources de données sont mises à jour en continu. Les sources utilisées sont documentées sur la page Méthodologie.

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